Les 7 règles de l’aérodynamisme

L’aérodynamisme sur le vélo n’est pas une mode ou une théorie, c’est une notion réelle basée sur des faits.

Plus vous êtes aérodynamique, tout en maintenant votre confort et votre puissance, plus vous serez rapide, point à la ligne.

Demain, les meilleurs triathlètes du monde se disputeront les honneurs à Kona. C’est l’apogée d’une année de préparation physique, tactique et aussi technique. Les vélos de tous ces coureurs auront une configuration aérodynamique différente, chacun d’eux essayant de récolter le plus de ‘watts gratuits’ possible.

Comme votre saison tire probablement à sa fin, c’est un excellent moment pour commencer à revoir votre aérodynamisme pour l’année prochaine et pour essayer différentes choses pendant des sessions d’entraînement faciles sans risque de blessure.

Voici les 7 règles de l’aérodynamisme de Lionel Sanders pour vous aider à apporter des améliorations pour votre prochain triathlon.

1-      Il y a toujours place à l’amélioration : Mon mantra est « Pas de limites ». Ceci s’applique à chaque aspect de la performance. Commençons par supposer qu’on ne trouve jamais la position aérodynamique parfaite, et que d’essayer de nouvelles choses vous rendra plus rapide… Ou vous ralentira. Les vélos de triathlon comme mon Gennix TR1 de Garneau ont été conçus pour vous offrir une vaste gamme d’options d’ajustement, tant au niveau du guidon qu’en selle. Il y a tellement de choses à apprendre et à essayer, alors profitez de ce processus excitant !

2-      Soyez bas, mais pas trop : Cet été, vous avez probablement vu Chris Froome, le vainqueur du Tour de France, descendre à pleine vitesse, assis sur le tube supérieur et pédalant en même temps. Vous n’avez pas besoin d’être aussi bas ! Prenez toujours en considération la quantité de puissance que vous êtes capable de produire lorsque vous optimisez votre position. Ne faites pas de sacrifice, recherchez plutôt un situation « gagnant-gagnant ». Vous pouvez avoir une faible traînée aérodynamique ainsi qu’une excellente puissance.

3-      Ne sortez pas de votre zone de confort : Cela peut sembler à l’opposé de ce que votre entraîneur vous dit avant une session de nage ou des exercices de courses difficiles, mais votre position aérodynamique ne devrait pas compromettre votre confort sur le vélo. Bien sûr c’est important d’être confortable lorsque vous avez 180 km de vélo à faire lors d’un IRONMAN, mais aussi pendant les longues heures d’entraînement en vélo. Finalement, éviter les mouvements forcés aidera à prévenir les blessures, tant en vélo qu’en course à pied.

4-      Vous ne pouvez pas être trop bien habillé : Être aérodynamique pour une course, c’est comme se préparer pour une grande réception où tout le monde sera bien habillé. Ce n’est pas le moment de se demander « Est-ce que cet habit est trop chic, est-ce que cette cravate est trop élégante ? » en prévision de la soirée. Tout le monde sera bien habillé, et chaque coureur sera aéro sur son vélo de triathlon. Ceci dit, il est possible de gagner quelques secondes à chaque kilomètre en portant un casque aéro comme mon P-09 et une combinaison de triathlon aérodynamique avec des tissus offrant une faible résistance à l’air, comme le M-2 aux épaules et aux bras. Il y a d’autres watts gratuits ici, c’est à prendre ou à laisser !

5-      Vous pouvez être TROP habillé ! : En fait, dans ce cas-ci, on parle de la température extérieure, parce qu’il peut vraiment faire très chaud lors de courses comme Kona ou dans d’autres régions chaudes. Certains tissus aéro ne sont pas ce qu’il y a de plus respirable. C’est important d’avoir une option pour les journées de course très chaudes. J’ai une combinaison avec du tissu aéro M-2 aux manches, là où c’est le plus important, mais tout le reste est de mesh hautement ventilée. C’est ce qui m’aide à rester au frais, et la coupe ‘racer’ de cette combinaison de triathlon ne compromet pas mes gains aérodynamiques. Cette combinaison est conçue spécifique pour la portion vélo des courses IRONMAN, et je prends quelques secondes pour enfiler des vêtements de course à pied avant le marathon. En passant, vous verrez mon nouvel ensemble de course à pied très bientôt. Préparez-vous à un style de la vieille école !

6-      Repensez votre routine d’étirement : Oui, des étirements spécifiques au cyclisme sont aussi importants que les étirements que vous faites pour améliorer votre course à pied. Demandez des exercices qui donneront plus de flexibilité au haut de votre corps. Ceci facilitera votre adaptation chaque fois que vous ajustez votre position. Vous trouvez les étirements ennuyeux ? Trouvez une bonne course de triathlon à la télévision et écoutez-la pendant que vous vous étirez. Restez concentré sur vos objectifs, et entourez-vous de motivation.

7-      Méfiez-vous de l’obsession aéro : N’oubliez pas de vous entraîner ! Vous ne pouvez pas gagner des courses qu'en étant aérodynamique. Cela peut paraître logique, mais n’oubliez jamais que s’entraîner rigoureusement, bien se reposer et bien manger sont les choses les plus importantes. L’aspect aérodynamique vient ensuite. Améliorer votre aérodynamisme est un processus continu. C’est un parcours orienté sur la performance, mais n’oubliez pas d’avoir du plaisir.

Lionel Sanders participera samedi à son deuxième Championnat du monde IRONMAN. L’année dernière, il a fini 14e en tant que novice.

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