par Maghalie Rochette

Professionnelle canadienne de vélo de montagne pour l'équipe Clif Pro Team, 5ième championne du monde en 2017, championne nationale en 2016 et 3ième championne panaméricaine en 2016.

QU’EST-CE QUE LA FIÈVRE DU CX ?

On dit que la passion est une émotion forte et incontrôlable.

Dès la première fois où j’ai enfourché un vélo de cyclocross et participé à une course, j’ai eu le coup de foudre pour ce sport. À chaque nouvelle sortie et chaque nouvel événement auquel je participais, mon amour pour le sport continuait de croître. À un moment donné, après quelques années à faire et à participer à des compétitions de cyclocross, j’ai commencé à ressentir un enthousiasme étrange et incontrôlable chaque fois que je pensais au cyclocross. Et je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser. 

Il m’est difficile de déterminer avec précision d’où provient ce sentiment pour le cyclocross. Ça pourrait être l’esprit de communauté qui entoure le sport, où tout le monde veut s’entraider et tout le monde travaille ensemble afin d’améliorer le sport. Même si on se donne à fond pour se battre les uns les autres pendant une course, une fois la ligne d’arrivée franchie, on sait que rien de tout cela ne serait possible sans les autres, alors tout le monde adhère à l’esprit de compétition et au fait qu’on se rend réciproquement meilleurs.

Hannah Rae Finchamp et Maghalie Rochette en train de mettre leurs dossards. 
«Après tout, nous ne sommes qu’une bande de bizarres qui aiment rouler en rond dans la boue jusqu’à épuisement… Peut-être que simplicité enfantine et joie pure font toute la beauté du sport !»   Crédit photo: Luke Batten

Ça pourrait aussi être l’ambiance festive et positive qu’on retrouve à un événement de cyclocross, où personne ne juge et où chacun est libre d’être entièrement soi-même. En fait, être différent est quelque chose de prisé dans le monde du cyclocross. Tout le monde est là pour passer du bon temps, encourager les autres, repousser ses propres limites et, au bout du compte, rire un bon coup en prenant une bière et en regardant les courses de l’après-midi.

La course en tant que tel crée une réelle dépendance pour moi. Les courses de CX sont courtes et très intenses, alors pour bien réussir, il faut être absolument concentré sur le moment présent pendant la course. Tous vos sens doivent être en éveil. J’adore m’élancer à pleine vitesse dans les virages, le défi de conquérir une section particulièrement difficile, j’adore l’aspect stratégique de la course de cyclocross et j’adore cette sensation de puiser plus profond que vous ne l’auriez cru possible simplement pour maintenir sa position ou pour réussir à monter une côte à pic. Parfois, quand je suis nerveuse avant une course, je prends un moment pour me visualiser en train de rouler sur le parcours et tout d’un coup, je me mets à sourire et les papillons dans mon ventre commencent à voler en formation plutôt que de semer le chaos dans mon estomac.  

back of Maghalie Rochette in Garneau Custom apparel

Crédit photo: Luke Batten

J’adore tout ce qui touche au cyclocross. Il m’est en réalité plutôt difficile d’expliquer ce que je ressens. Cet enthousiasme incontrôlable ne m’a jamais quitté et est si puissant que je ne peux que le comparer à une sorte de fièvre… Une fièvre ardente et très positive. J’appelle ça la fièvre du CX.

Après un certain temps à ressentir cela à propos du cyclocross, j’ai commencé à me rendre compte que j’étais vraiment dans mon élément – un sport qui me passionne furieusement et dans lequel je veux m’investir pleinement.

 Fonds CX Fever

«L’un de mes pincipaux objectifs avec la fièvre du CX est de la rendre virale. Je veux partager cette passion avec le plus de cyclistes possible pour qu’ils deviennent aussi enthousiastes que moi à l’idée d’enfourcher leurs vélos de cyclocross.»

Depuis mes débuts en compétition, j’ai eu la chance d’être entourée de gens qui me soutiennent, m’encadrent et me permettent de grandir au sein du sport. Dernièrement, j’ai voulu faire de même et partager cette opportunité avec une jeune fille pour lui permettre d’en apprendre plus sur le sport qu’elle aime ; CX Fever semblait être la plateforme parfaite pour cela. En partenariat avec l’équipe CLIF Pro Team, nous avons été très heureuses d’accueillir Hannah Bauer au sein de l’équipe pour une fin de semaine complète de course aux Championnats continentaux à Louisville.

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Crédit photo: Luke Batten
 
Nous avons reçu plus de 30 candidatures de jeunes filles motivées du Canada et des États-Unis. C’était extrêmement stimulant pour moi de toutes les lire and d’apprendre à mieux connaître ces jeunes coureuses de cyclocross. Le soutien de la communauté de cyclocross envers le projet a également été extraordinaire ; beaucoup de gens voulaient s’impliquer et contribuer au projet. Je suppose que je ne suis pas seule à ressentir la fièvre ! Mais je ne mentirai pas : choisir une seule fille pour faire partie du projet était une décision extrêmement difficile à prendre. Cependant, quand j’ai lu sa candidature, il était très clair pour moi que Hannah Bauer avait une forte fièvre du CX.
Hannah Bauer, jeune passionnée de cyclocross  
«Je veux apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur le cyclocross ! Comme à l’école, j’aime beaucoup poser des questions sur le vélo à mon entraîneur, à mes mentors, etc. Je pense qu’il est très important d’utiliser chaque ressource à sa disposition pour exceller dans quoi que ce soit. » - Hannah Bauer Crédit photo: Luke Batten

Hannah est une jeune fille de 17 ans originaire de la Caroline du Nord. Elle a commencé les courses de cyclocross il y a deux ans et fait maintenant partie de l’équipe cycliste J. A. King dans son état natal. Hannah est une élève très studieuse, faisant partie du programme de modélisation des Nations Unies. Elle s’est empressée de m’expliquer comment le sport l’a aidée à devenir la femme qu’elle est aujourd’hui. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi elle a la fièvre, elle a répondu simplement :

«Parce que c’est impossible de ne pas l’avoir ! Si vous me connaissez, vous savez que j’aime les défis ; je ferai tout le nécessaire pour surmonter les obstacles qui se dressent sur ma route. Heureusement que j’ai découvert le cyclocross, parce que ce sport dément m’a fait surmonter les défis les plus difficiles, dont faire face à mes peurs et prendre congé du vélo pour me remettre d’une blessure grave.» 

Hannah Bauer, jeune passionnée de cyclocross se préparant avant la course
Crédit photo: Luke Batten
 
La motivation d’Hannah est contagieuse. Découvrez si la fièvre du CX l’a rendue encore plus passionnée pour le sport qu’à son arrivée et plus motivée à poursuivre ses objectifs.