par Eva Lechner

Elle est l'une des deux athlètes de l'équipe Clif Pro Team à être basée en Europe. Elle est championne nationale italienne en vélo de montagne, cyclocross et route. Elle est aussi l'une des rares athlètes à avoir gagné la coupe à la fois en vélo de montagne et en cyclocross.

Chevaux

Depuis que je suis enfant, j’ai toujours aimé les chevaux et rêvé d’avoir mon propre cheval. Alors un jour, j’ai décidé de me lancer et de me l’acheter. C’était il y a 9 ans. J’ai toujours voulu un cheval arabe, et maintenant, mon quatrième est en route (ma jument va avoir un poulain).

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Aigle 

Au bas du dos de mon maillot se retrouve l’un de mes versets préférés :

«Ne le sais-tu pas, ne l'as-tu pas entendu, que l'Éternel est le Dieu d'éternité, qui a créé les extrémités de la terre? il ne se lasse point, il ne se fatigue point, et on ne peut sonder son intelligence. Il donne de la force à celui qui est lassé; il accroît la vigueur de celui qui est affaibli. Les jeunes gens se fatiguent et se lassent, les jeunes hommes deviennent chancelants. Mais ceux qui s'attendent à l'Éternel reprennent de nouvelles forces. Les ailes leur reviennent comme aux aigles. Ils courront, et ne se fatigueront point; ils marcheront, et ne se lasseront point.» Ésaïe 40:28-31

J’ai vécu des moments très difficiles ces dernières années, avec beaucoup de hauts et de bas, tant émotionnels que physiques, mais j’ai quand même réussi à livrer au moins un bon résultat chaque année. En 2016, j’ai atteint un point où je n’avançais plus, et un mois avant les Jeux olympiques de Rio, j’ai reçu un diagnostic de surentraînement et d’épuisement physique. Le processus de guérison était beaucoup plus long que ce que je m’imaginais ou ce à quoi je m’attendais, et ce n’était pas facile d’être patiente.

Pendant cette période, ce verset avait beaucoup d’importance pour moi, puisque j’essayais d’être patiente et d’avoir confiance que Dieu me ramènerait au plus haut niveau.

Peu à peu, je reprenais confiance et je commençais à voir l’amélioration dans mon niveau de forme physique. Au fil des ans, j’avais oublié le sentiment que cette force et cette confiance pouvaient procurer. Au cours de l’hiver dernier (2017-2018), j’ai enfin réussi à avoir une saison de course constante et j’ai même réussi à finir sur le podium au classement général de la coupe du monde de cyclocross. J’étais très heureuse et ça m’a motivée pour la saison de vélo de montagne.

J’avais retrouvé mon enthousiasme et ma passion pour ce merveilleux sport ! Je me sentais comme un aigle qui déploie ses ailes pour prendre son envol. C’est pourquoi il y a un aigle au dos de mon maillot.

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Trucs de vélo

J’ai commencé la course de vélo à l’âge de 16 ans. J’ai toujours aimé le vélo en général et quand j’étais enfant, j’écoutais toujours le Giro d’Italia et le Tour de France avec mon père. À l’époque, j’étais une grande admiratrice de Marco Pantani. Puisque j’avais toujours eu les vélos usagés de ma sœur, je voulais mon propre vélo neuf. Alors je me suis trouvé un travail pour l’été et avec l’argent que j’ai économisé, je suis allée dans une boutique et je me suis acheté un vélo neuf. C’est là, dans cette boutique, que j’ai rencontré mon tout premier entraîneur, qui m’a invitée à faire une sortie. Par la suite, il m’a dit que si je le souhaitais, je pouvais également faire des courses – et c’est exactement ce que je voulais ! À ce moment-là, je ne savais pas encore que la course de vélo de montagne existait. J’étais très enthousiaste et j’ai adoré cela dès le premier instant. C’est comme ça que tout a commencé. J’ai rapidement livré d’excellents résultats en tant que junior, et j’ai obtenu une place dans une équipe professionnelle dès ma première année dans la division U23. C’était il y a 17 ans. Ainsi, le vélo et la course ont fait partie de plus de la moitié de ma vie. C’est pourquoi je voulais des symboles en lien avec le vélo sur mon maillot !

Boîte à lunch dans la poche

Lorsque je me suis jointe à l’équipe Clif Pro Team après avoir fait partie d’une équipe européenne, je n’étais pas habituée au fait que chacun devait organiser ses repas. Le déjeuner et le souper ne posaient pas de problème, mais j’avais de la difficulté avec le dîner. Chez moi, j’allais toujours dîner chez mes parents.

Alors ma question préférée pour l’équipe était : « Quel est le plan pour le dîner ? », ce qui faisait toujours rire tout le monde. Cette question devait donc forcément être représentée sur mon maillot, d’où la boîte à lunch cachée dans la poche arrière.  

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